Exposition "La princesse de Palatine"

mercredi 3 @ 12:30 - 13:00

dans le cadre de l'opération mon été ma région

L’exposition s’attachera à dresser le portrait d’Elisabeth-Charlotte de Bavière, fille de l’électeur palatin, qui en épousant Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV en 1671 à l’âge de 19 ans, devient duchesse d’Orléans et porte à la cour le titre de « Madame ».
Devenue la plus importante dame de la cour après la reine, elle ne s’est jamais sentie très à son aise à la cour de Versailles mais appréciera en revanche grandement le château de Saint-Cloud, la résidence de son époux, où elle décèdera le 8 décembre 1722 et qu’elle qualifiera comme « le plus bel endroit au monde ».
Elle donnera trois enfants à son époux dont Philippe d’Orléans, duc de Chartres (1674-1723) qui deviendra régent à la mort de Louis XIV.

La Palatine, ni reine, ni régente, est une figure un peu négligée de l’histoire du Grand Siècle et il n’y a pas eu à notre connaissance d’exposition qui lui a été consacrée en France. Le propos de l’exposition proposée par le musée des Avelines est d’éclairer la figure de cette princesse du Palatinat qui deviendra la belle-sœur du roi-soleil et l’un des témoins privilégiés de son règne et des mœurs de la cour.

Son nom est passé à la postérité par la publication de ses lettres, cette princesse étrangère s’étant consacrée à une correspondance très abondante avec sa famille restée en Allemagne pour tenter de rompre l’éloignement et le déracinement.

Un dixième des 60 000 lettres écrites par la princesse qui survécut au roi et assista à tous les grands évènements du royaume sans oublier ses drames, a été conservé (sa correspondance a été partiellement publiée dès la fin du XVIIIe siècle) et témoigne dans une verve truculente de la vie à la cour de Louis XIV vue par une princesse allemande de cœur qui manie avec dextérité l’autodérision.

L’exposition sera l’occasion d’évoquer la princesse Palatine comme l’une des grandes mémorialistes du Grand Siècle dont le zèle épistolaire sans concession est plein d’humour, voire d’ironie du fait de son franc-parler, la princesse n’hésitant pas à nommer Madame de Maintenon « la guenon » ou « la vieille ordure ». Son style direct et l’oralité de son écriture crée une illusion de proximité pour le lecteur qui a le sentiment de rentrer dans l’intimité des Grands et dans les coulisses d’une Cour pas toujours montrée sous ses plus beaux atours. Ces lettres, caractérisées par une certaine liberté intellectuelle et une culture humaniste de même qu’une forme de simplicité, sont une source d’information irremplaçable.


Musée des Avelines - 60 rue Gounod 92210 Saint-Cloud